Société

CNDH: la place particulière accordée à l'Enfant dans la Constitution de 2020 mise en avant 

ALGER – Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a mis en avant mercredi « la place particulière » accordée par la Constitution de 2020 à l’enfance, appelant à l’exploitation de ce texte pour lancer des initiatives de suivi et de surveillance et de veiller à la mise en œuvre de ses dispositions.

Le dernier amendement constitutionnel « a accordé une place particulière à cette catégorie vulnérable, en faisant obligation à tout un chacun, familles, société et Etat, de prendre en charge cette frange », a indiqué le CNDH dans un communiqué à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’enfant (20 novembre).

Le CNDH a rappelé ,dans ce cadre, la teneur de l’article 71 de la Constitution de novembre 2020 stipulant que « les droits de l’enfant sont protégés par l’Etat et par la famille. L’Etat protège et prend en charge les enfants abandonnées ou sans filiation. La loi réprime toute forme de violence contre les enfants ».

Le Conseil national des droits de l’Homme a appelé tous les acteurs institutionnels et non institutionnels activant dans le domaine de la protection de l’enfant, à  » exploiter ce texte constitutionnel pour lancer des initiatives de suivi et de surveillance et de veiller à la mise en œuvre de ses dispositions ».
Aussi, a-t-il réitéré son appel  » urgent » à l’adresse de toutes les parties concernées par la protection des enfants, à la nécessité d' »œuvrer sans relâche, à traduire sur le terrain, le contenu des textes juridiques et réglementaires importants mis en place par l’Etat algérien au profit de cette catégorie, ainsi que les conventions internationales et régionales ratifiées par l’Algérie ». 
Pour le CNDH, les circonstances de la pandémie du nouveau Coronavirus que traverse l’Algérie, « nous interpelle particulièrement à accorder un soin particulier au soutien du système d’enseignement et éducatif, par l’intégration des moyens et supports modernes adéquats, en vue de préserver l’intérêt de nos enfants à jouir du droit à l’enseignement, aux soins et aux autres droits en toutes circonstances ».

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De même qu’il appelé à la poursuite de la « lutte contre toutes les violations pouvant porter atteinte aux droits des enfants et à œuvrer pour que l’intérêt suprême de l’enfant soit le seul critère à prendre en ligne de compte lors du traitement des problèmes et préoccupation de cette catégorie ». 
Le Conseil a, par ailleurs, relevé « l’importance de redoubler d’efforts afin d’assurer aux enfants et leurs familles un climat propice où règnent sérénité et perspectives d’un avenir meilleur ».
Il s’agit pour ce faire de mener « une lutte continue contre toute forme de violence faite aux enfants, leur emploi et leur traite, et partant le tarissement des sources à même de créer un environnement permettant l’enlèvement des enfants et leur privation des droits consacrés dans la Constitution, la loi et la réglementation en vigueur, ainsi que dans les accords internationaux et régionaux ratifiés ».
Le CNDH a conclu par un rappel des droits mondiaux « consacrés » de l’enfant que « le monde entier s’est engagé à protéger depuis 30 ans, lorsque l’Assemblée générale de l’ONU a adopté les droits de l’enfant en 1989 et dans l’accord ratifié la même année par l’Algérie ».
La commémoration de cette année, dont le slogan mondial est « En bleu pour chaque enfant », intervient « dans une circonstance exceptionnelle ayant impacté tout un chacun, notamment les enfants qui ont été privés des moindres droits, y compris celui à l’éducation et aux études, voire même au jeu dans des espaces ouverts ».

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