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Une vingtaine d'organisations de droits humains dénoncent l'arrestation de Maâti Monjib

RABAT- Plusieurs associations et personnalités internationales ont dénoncé l’arrestation arbitraire et scandaleuse de l’historien et militant marocain des droits de l’Homme, Maâti Monjib, appelant à sa libération immédiate et à la fin de toutes les poursuites à son encontre.

La pétition en ligne intitulée: « l’arbitraire vient de frapper au Maroc », a été signée par près d’une vingtaine d’organisations marocaines et internationales de défense des droits de l’Homme telles que l’association de défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Justice et liberté au Maroc (JLM),  Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) ou encore l’Association des Marocains en Belgique pour les droits de l’Homme ((AMBDH) ainsi que le prix Nobel de la paix 1985 Dr Abraham Behar et d’autres professeurs et personnalités de nationalités confondues.

« Nous dénonçons l’arrestation arbitraire et scandaleuse du professeur Maâti Monjib et clamons haut et fort son innocence. Nous exigeons la libération immédiate de Monjib et la fin de toutes les poursuites injustes à son encontre », ont déclaré les signataires de la pétition.

A travers cet acte qualifié d' »extrême gravité », le Maroc démontre qu’il est entrain de « sombrer dans un système politique autoritaire et répressif », lit-on dans le communiqué précisant que cette arrestation intervient dans un contexte de condamnations de plusieurs journalistes, de militants du Hirak du Rif et de citoyens engagés dont le « crime » est de lutter pour la démocratie et la justice sociale.

Lire aussi : Un ex-militaire marocain met en garde contre la normalisation et le « complot ourdi contre l’Algérie »

Maâti Monjib fait l’objet depuis 2015 d’un « acharnement judiciaire ». L’historien est ciblé par une enquête préliminaire à propos de prétendus actes qui constitueraient, selon un communiqué émanant d’une instance judiciaire de Rabat, des éléments constitutifs de crime de « blanchiment d’argent » « atteinte à la sécurité internationale », toutes des accusations mensongères, sans preuves.
Parallèlement à ces accusations et ces convocations judiciaires, ajoute le communiqué, M. Monjib s’est vu interdire de quitter le territoire marocain, interdire d’enseigner et de faire des conférences, interdire de se rendre à des rencontres universitaires internationales.
Maâti Monjib a été arrêté le 29 décembre dans un restaurant du quartier Hassan à Rabat, capitale du Maroc. Il a été « littéralement kidnappé » par huit policiers en civil descendus de deux voitures, rappelle le communiqué.

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